Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /Août /2010 07:19

7800vi10
Console souvent oubliée, coinçée entre la VCS et la Jaguar, L’Atari 7800 est pourtant une machine d’exception. Sortie avec deux ans de retard sur le sol américain et seulement en 1991 chez nous, elle aura été victime d’un marketing borné d’Atari sous l’ère de la famille Tramiel.
Le paysage vidéoludique d’aujourd’hui n’aurait peut être pas été le même si Atari n’avait pas laissé un boulevard à ses concurrents japonais.

 

1. Un projet qui n'aboutit pas.


C’est en 1981 qu’Atari commence à plancher sur une nouvelle console pour remplacer la Video Computer System (plus connue sous le nom d’Atari 2600). Plusieurs noms de code sont donnés au projet, comme Sylvia ou Super Stella, avec une ligne directrice : une puissance importante, une meilleure résolution et une retrocompatibilité avec la gamme VCS.
Rapidement des jeux prototypes sont conçus pour la machine, mais hélas, les retours des programmeurs ne sont pas bons : cette console est trop difficile à programmer !
Atari alors "challengé" de toute part par Coleco et Mattel, sait que sa VCS risque de passer l’arme à gauche rapidement face à des machines nouvelle génération. Il faut donc faire vite et le projet 3200 initial est purement et simplement abandonné. A la place, la firme préfère utiliser la technologie de des ordinateurs Atari 400 et 800 pour concevoir une console plus simple. C’est la naissance de la fameuse Atari 5200 Super System.

 

 

(Notez que la publicité est mensongère : elle indique Pacman sur Coleco alors qu'il s'agit d'une version VCS !!)

Mais la console est stoppée net dans son ascension par le crash de 1984. De nombreux jeux en développement sont alors définitivement abandonnés et la 5200 n'a alors plus qu'à terminer sa carrière sans avoir rencontré le succès escompté. Au delà du crack, il faut tout de même préciser que la 5200 n’était pas sans défaut : une taille énorme, des pads d'une fragilité incroyable, pas de compatibilité avec la gamme 2600… En face, la Coleco et L’Intellivision bousculent la VCS.

 

2. La naissance de l'Atari 7800 Pro System.


En 1983 Atari se décide enfin à écouter les joueurs. Ce qu’ils veulent ? Une machine simple à utiliser, avec des graphismes « arcade » et une compatibilité 2600. Il faut donc repartir de zero. Les bases de la 2600 sont prises et le projet 3200 relancé. Le concept d’une pleine retrocompatibilité est validé sur les jeux et les accessoires de la VCS. La future 7800 sera ainsi la première console de jeux vidéo de l’histoire à être retrocompatible ! Une nouvelle manette plus robuste est créée pour effacer le désastre du pad 5200.

 

Alors que le nom de cette console n’est toujours pas finalisé, Atari avec la Général Computer Corporation développe un tout nouveau "chip set" appelé Maria. Maria est capable de produire une centaine de sprites et possède une palette de couleurs élevée. Ce chip set est une occasion pour Atari de sortir des jeux exceptionnellement proches de l’arade. Une liste de jeux est alors constituée pour former un premier line up prévisionnel : Centipede , Asteroids 3D , DigDug , Food Fight , Galaga , Joust , Ms. Pac-Man , Pole Position II , Robotron: 2084 , Xevious, and Desert Falcon. Cette permière liste de jeux fût nommée les « 11 merveilles ».

Le service marketing tourne à plein régime, et le nom de la machine passe de 3200 à 9000 (plus classe), pour devenir finalement 7800 : la gamme 2600 les graphismes de la 5200 = 7800 !

 

3. Un immense gâchis.


En 1984 tout est prêt pour sortir le monstre. La console est née et bien née. Elle représente à elle seule tout le savoir faire d’Atari et a su gommer les défauts de la 5200. Hélas, c’est à ce moment que Warner décide de vendre Atari pour une bouchée de pain à la famille Tramiel. Le crack de l’industrie du jeu est passé par là, et plus personne ne croit à la réussite d’une console de salon. Ca tombe bien, les Tramiel n’ont rien à faire de l'Atari 7800 Pro System. Ils sont comme beaucoup persuadés que l’avenir du jeu se situe sur ordinateur personnel et misent tout sur la gamme Atari ST, refusant même à Nintendo de distribuer la Famicom sous le nom Atari sur le territoire américain !

 

Pendant deux ans, la 7800 est abandonnée. Deux ans durant lesquels Nintendo profite du no man’s land pour planifier la sortie de sa Famicom sur le sol américain. Et Nintendo réussit avec brio. L'argent gagné par la firme japonaise intéresse Jack Tramiel, et il n’en faut pas plus pour qu'il change d’avis. Seulement voilà, il est trop tard : nous sommes en 1986 et l’avance prise par le concurrent est importante. La politique Atari vient tout simplement de saborder le navire. Et ce n'est pas fini, alors même que la 7800 sort, les Tramiel annulent la mise en vente de nombreux accessoires prévus : comme le clavier ProLine, la cartouche de Score ou le port d'extension. Un gaspillage d’énergie à mettre sur le dos des méthodes de management très particulières de l'ami Jack. La 7800 parvient tout de même à se vendre raisonnablement, et s'exporte même en France… En 1991 ! Il est évidemment largement trop tard pour qu’elle puisse s’y imposer alors que la Mega Drive de Sega est en place depuis un an et que la NES possède une ludothèque sans équivalent. Qu'importe, la 7800 fera un tout petit bout de chemin aidée par un positionnement tarifaire avantageux (Deux fois moins chers que ceux de la concurrence indique le descriptif de la boîte en parlant des jeux !). Puis elle disparaîtra des rayons sans que personne ou presque n'y prête attention. 

 


4. Conclusion.


Il reste aujourd'hui une machine au charisme certain, capable de lire la quasi intégralité des jeux 2600 et dotée (dans sa version européenne) d’un véritable cable RGB ! Pratique lorsqu'on veut jouer à la VCS sans les soucis liés à la prise d'antenne ! De plus, la 7800 permet enfin aux joueurs de la norme secam (donc nous ^^) de découvrir les jeux 2600 avec leurs couleurs d'origine (la VCS secam est bridée en 8 couleurs contre 128 pour le modèle NTSC). Par ailleurs, même si la ludothèque de la 7800 n’est pas énorme, elle possède néanmoins quelques gros incontournables dans les classiques de l’arcade (son genre de prédilection) tels que Pac Man, Joust, Mario Bros, Robotron, Donkey Kong... Alors si vous vous sentez l'âme nostalgique ou que vous souhaitez redécouvrir vos jeux VCS correctement colorisés, n'hésitez pas à investir dans cette belle console car elle vous le rendra bien !

 

 

 

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Informations complémentaires !

 

1. Les manettes.

 

L'Atari 7800 a été distribuée avec deux manettes différentes. Tout d'abord le modèle US :

 

stick710

 

Je n'ai jamais essayé ce stick mais il est reconnu comme assez peu ergonomique. Il s'agit en fait de l'évolution directe du stick 5200. Il gomme notamment les défauts de fiabilité de son grand frère, mais il est également beaucoup plus basique.

L'autre manette Atari 7800 n'est autre que le pad distribué en Europe, qui est grosso modo une copie de la manette NES :

 

pag78010

 

Ce pad est tout à fait confortable en plus d'être super robuste. Il est possible de dévisser le petit stick de la croix directionnelle pour une utilisation classique. Je suis cependant assez convaincu de son utilité.

Notez aussi que l'Atari 7800 est compatible avec l'ensemble des accessoires Atari 2600, mais également avec les manettes Master System et Mega Drive !


2. L'adaptateur secteur.

 

C'est le point faible de la machine. Tout comme la Neo Geo CD, l'Atari 7800 dispose d'un adaptateur secteur qui lui est propre, et qui sera donc difficilement remplaçable en cas de panne :

 

power10

 

Il est néanmoins possible de trouver des versions US (comme l'image si dessus) sur Ebay. 

Par Retrogames - Publié dans : Dossiers & Articles
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 20:04

tetris11

 

1. Nintendo Game Boy Hardware
2. 07/1989 by Nintendo


Et voilà, il fallait bien que ça arrive. Tetris, le jeu que tout le monde connaît, que tout le monde a essayé au moins une fois dans sa vie.Tetris est sur Retrogames, dans sa version la plus noble, celle qui a été associée au succès tonitruant d’une console portable : la version Game Boy. Tetris sur Game boy ou l’histoire du jeu portable par excellence. Je ne vais pas entrer dans les détails de la légende : le « père » Pazhitnov, les arnaques, les procès, la version Nintendo. Non, l’idée de cette review s’est d’essayer d’expliquer pourquoi Tetris est un jeu absolu.

 

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Le concept ? Il est simple, c’est un puzzle : des formes géométriques tombent et il faut réussir à les empiler correctement pour créer des lignes. À l’instant même où le joueur y parvient la ligne formée disparaît. Tout le génie ludique de Tetris provient de cette dualité : parvenir à libérer de la place plus rapidement que le rythme des briques qui tombent inlassablement. Mais le jeu est souverain, ses lois impétueuses : le Game Over frappe toujours dans Tetris. Et le joueur ne saurait se battre pour autre chose que le score. Noble cause s’il en est une. Le score, la quintessence même du jeu vidéo. Armé de 4 piles, votre Game Boy vous offre un ticket sans retour pour Scoring Land.

 

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Deux modes de jeu sont là pour vous faire vivre ce fabuleux voyage. Le mode "libre", et le mode "défini" où l’objectif est la réalisation de 25 lignes sous contraintes (l’encombrement de l’écran et la vitesse). Si vous parvenez à faire ces 25 lignes avec un encombrement maximum et le level 9 de vitesse, la fusée de gameplay qui vous embarque s’envolera dans le ciel… Mais ce n’est pas fini, car Tetris sur GB, c’est aussi la possibilité de s’affronter à deux joueurs via le célébrissime câble link ! (Non ce câble ne porte ni épée, ni bouclier). Et une fois les Game Boy reliées entre elles, les joies du Versus endiablé s’ouvrent à vous ! Dans ce type d’affrontement, les lignes qui disparaissent deviennent une arme redoutable, car une partie de ce qui disparaît chez vous apparaît chez votre adversaire !! Et si vous parvenez à réaliser un Tetris (4 lignes en simultanément), il se répercutera en totalité sur l’écran de votre challenger.

 

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Ah qu’est ce qu’on a pu vivre comme instants de bonheur grâce à ce jeu ! Que de moments gravés à jamais dans nos mémoires ! Et en plus de ces images, c’est aussi une musique éternelle qui vient frapper à la porte de nos souvenirs… Celle qui résonne encore dans les oreilles de millions de joueurs, qui vient heurter violemment les parois des toilettes, les vitres de bus, les murs du métro, les tympans des parents qui n’en peuvent plus de cette foutue Game Boy mais qui en douce, s’en font une petite. Tetris est un vampire, il ne vole pas votre sang mais vos neurones qu’il grille à mesure que grimpe la vitesse des briques qui tombent comme les trombes d’eau d’un orage déchaîné. Tetris, comme la nature, ne ment jamais.

 

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tetris10

Par Retrogames - Publié dans : Puzzle Games
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 12:54

contra-titre

 

1. Arcade Hardware : Main CPU : M6809 (1.5 Mhz) ; Sound CPU : M6809 (2 Mhz) ; Sound Chips : YM2151 (3.582071 Mhz).
2. 02/1987 by Konami

 

Réunir la finesse d’un Stallone et le romantisme de Schwarzy, tel était le pari de Komani pour la réalisation de Contra, un titre à fleur de peau où sensibilité et compassion atteignent les sommets de la création. Le scénario en lui même saura captiver les plus exigeants d’entres vous : Ces putains d’aliens ont envahi la Terre et il est temps de leur montrer de quel bois les hommes se chauffent. Grosso modo, voilà le synopsis complet de Contra, un des titres les plus marquants de l’arcade des années 80. Dans ce jeu d’action vous dirigez Bill et Lance (qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à Sly et Schwarzy) au travers de cinq stages d’adrénaline pure qu’il faudra nettoyer de la vermine extraterrestre. Votre personnage est équipé de son petit porte-bonheur, à savoir une semi-automatique aux cartouches infinies. Naturellement, toute une panoplie d’armes plus puissantes seront à disposition en cours de route, et il faudra en faire bon usage car Contra est difficile… La maniabilité n’est cependant pas à remettre en cause, le jeu répond toujours au quart de tour et les situations de combat restent étonnantes de « modernité ». On pourra néanmoins regretter que le jeu soit si court même s’il vaut mieux se régaler quelques minutes, plutôt que de s’ennuyer pendant des heures. Bref, un titre mythique qui donna suite à de véritables perles sur les consoles 16-bits (Contra Spirits sur Super Famicom et Contra Hard Corps sur Mega Drive). Une légende !

 

contra-in-game

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Par Retrogames - Publié dans : Action & Plateforme
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