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Dimanche 19 septembre 2010 7 19 /09 /Sep /2010 13:08

Si l'écran de votre vieille Game Boy commence sérieusement à vous taper sur le système (plus de 20 ans que ça dure) cet article est fait pour vous. Vous ne le savez peut être pas, mais avant la GBA SP, Nintendo avait déjà sorti une machine pouvant se jouer dans le noir sans aucun accessoire annexe à ajouter. Il s'agissait de la Game Boy Light !

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Sortie en Avril 1998 au Japon (et seulement là bas) la Game Boy Light est la dernière version de la console avec écran monochrome. Sa carrière fut très courte, car éclipsée par la commercialisation frénétique de la Game Boy Color (disponible fin 98 !). Mais si les lois du business ont envoyé la Light à six pieds sous terre, il n'en demeure pas moins qu'elle est toujours la rolls du noir et blanc, LA Game Boy qui ne vous plantera pas même sans aucune source de lumière ! Et oui, la Color a beau avoir un écran à matrice active (qui génère moins de flou) il ne rivalise pas avec ce merveilleux halo lumineux qui fait de la Light la console retro la plus High Tech au monde.

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Car ce système de de frontlight (qu'on retrouve aussi sur les montres) envoie du bois. Non seulement il éclaire très bien l'écran, mais en plus il ne consomme pas grand chose. Les deux petites piles AAA de la Pocket sont remplacées par deux piles AA, et l'autonomie semble increvable. Même avec l'écran allumé en permanence vous risquez d'oublier comment votre GB fonctionne. Energie solaire ? Pile atomique ? Chaleur dégagée par les mains ? Non seulement vous n'avez pas à vous taper une recharge toutes le 3h, mais en plus vous évitez le problème des batteries intégrées vieillissantes. Qu'on se le dise, cette machine a tout compris, et il est temps de passer à la démonstration la plus éclatante qui soit : La comparaison !

Voici la Game Boy Light éteinte :

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Remarquez ses courbes simples et design. C'est ici un modèle argent, mais il existe d'autres déclinaisons comme la "gold" ou de magnifiques versions collectors (qui valent une petite fortune). Passons maintenant à la console allumée sans l'éclairage :

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Mouais c'est aussi précis qu'une Pocket, sauf que dans le noir ça sert à rien. Alors voilà la réponse de notre fabuleuse Game Boy Light :

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Boum. Et ouais ça fait mal. In game maintenant, sans la lumière :

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Avec :

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La démonstration est faite. L'évidence vient nous heurter de plein fouet et nous ne pouvons que nous rendre à son jugement : Cette bécane est la reine des portables. Oh, certains vont peut être se dire qu'il y a toujours la SP pour profiter les jeux GB... Mouais, avec la cartouche qui dépasse pour un tiers et l'écran recentré je trouve pas ça formidable. C'est un peu comme se gaver d'aspartame alors qu'une tarte aux fraises préparée avec amour par grand-mère vous attend. Je vous cache pas que cette console à un prix assez élevé, surtout si vous cherchez de l'état neuf ou TBE. Chaque chose à son prix et pour une console aussi faiblement distribuée il fallait pas se faire d'illusions. Mais pouvoir jouer à Tetris dans le noir sans loupe ou autre "lampe accessoire" n'est-il pas le plus beau des privilèges du joueur retro moderne ?  

Par Retrogames - Publié dans : Dossiers & Articles
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 22:19

 

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  • Disponible officiellement sur PC (Win & Linux), MAC, Amiga, AtariST, Iphone & compagnie, Android.
  • 1985 par Mike Stephenson (Open Source) 

 

1. NetHack : Première approche.

 

Nethack est un jeu que je découvre à l’heure où j’écris ces lignes. Je connaissais le jeu grâce à l’excellent papier de Grospixels, mais étant un joueur assez étranger au monde du PC le côté complexe du soft me faisait peur. Inexorablement attiré par ses graphismes de l’extrême, j’ai finalement franchi le pas !

Tout d’abord le site officiel fait forte impression : Epuré à mort comme le jeu. Quand on arrive là, on se dit qu’on va vite trouver les embrouilles. Bonne surprise le site est bien structuré et on télécharge facilement la dernière version du jeu (Nethack est gratuit). Rien à installé, tout se lance directement mais deux versions sont disponibles dans le dossier : NetHack formule strictement "ascii" ou le mode graphique "Nethack pour Windows" (qui propose aussi du ascii si vous le désirez). Je vous rassure tout de suite l’une ou l’autre va vous donner du fil à retordre. Et globalement, mis à part quelques retouches d’interface, le jeu se joue strictement de la même manière.

 

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  Vous ne comprenez rien ? C'est normal.

 

2. L’immersion a un prix.

 

Nethack fait travailler l’imagination et la mémoire. De l’imagination il va en falloir car on parle d’un jeu qui n’a "pas de graphisme". C’est même pas qu’il est moche ou autre. Non lui il est carrément dans la catégorie en dessous, celle de ceux qui n’ont rien. L’avantage, c’est que vous serez en terrain connu, matez un peu la gueule du héro : @
Non c’est pas une plaisanterie, en version ascii vous dirigez bien un @ à l’écran ! Les ennemis apparaissent eux sous la forme de lettres : Un orc féroce devient ainsi un "O". Donc pour le côté immersif va falloir jouer dans le noir, avec une petite musique type heroic fantasy en fond… Car j’oubliais : Il n’y a pas de son dans NetHack. Mais rassurez vous, si vous préférez les ambiances HD travaillées, le mode "tiles" avec ses vrais graphismes a pensé à vous :

 

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Magnifique non ?

 

J’évoquais également un travail de mémoire. Si Nethack est austère sur son aspect, il en est de même sur ses commandes : tout le clavier est sollicité. Ouvrir une porte, lui donner un coup de pied, boire une potion, manger, enlever son armure, utiliser telle ou telle arme… Toute action a sa touche. Heureusement, un menu d’aide est disponible à chaque instant (touche "?") pour vous rappeler les commandes. Néanmoins c’est un fait : il va falloir du temps pour digérer le repas.


3. Un jeu unique.

 

Bref voici donc un jeu moche comme un poux et qui demande des heures de pratique pour qu’on puisse enfin avoir les commandes en mains… Mais au fait, ne serait-ce tout simplement pas une daube ? Et bien non, car comme l’écrivait le philosophe Goldman : "Les derniers sont les premiers". Depuis 25 ans maintenant, NetHack est joué par des fans venus des quatre coins du monde, et surtout il est en perpétuelle mise à jour. Et oui monsieur ce jeu est un monstre qui va dévorer votre vie sociale !

 

a) Commençons pour la source première de l’addiction : le principe en lui-même ! Nethack est un Rogue-like, et ces jeux ont tout simplement inspirés des titres comme Gauntlet ou Diablo. Le principe est une descente des étages d’un immense donjon, mais Nethack pousse le concept très loin en offrant des tonnes de possibilités. Tout d’abord le jeu utilise pas mal de règles issues de Donjons & Dragons : On retrouve des classes, la répartition des statistiques, les niveaux de progressions. Le point essentiel dans le gameplay de NH est le système de rounds (comme dans D&D) : Tant que vous ne bougez pas (on avance point par point) le jeu est en pause. De telle sorte qu’il vous est possible de réfléchir à une stratégie ou de fouiller dans votre inventaire tranquillement, même si vous êtes cernés de monstres. 

 

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Bordel un F en face de moi et je sais plus ce que c'est ! 

 

 

b) L’autre point essentiel du gameplay, c’est que la DevTeam a poussé jusqu’au bout le principe du "que peut-il arriver et que puis-je faire ?". C’est ainsi que si une porte est fermée, vous allez pouvoir la défoncer à coups de pieds… Mais ne vous amusez pas à défoncer n’importe quoi car vous risquez aussi de vous faire mal à la jambe. Vous avez faim mais rien à manger ? Vous voilà obligé de bouffer le cadavre d’un monstre qui traîne sur le sol. Attention fort risque de maladie ! Vous priez votre Dieu pour qu’il vous aide ? Ca peut arriver, mais le gonflez pas trop quand même car il peut vous supprimer…etc. NH, c’est une succession de choses comme ça. Encore un exemple pour la route : Le passage est bloqué par un gros rocher ? Essayez d’enlever votre équipement, vous allez peut être pouvoir vous faufiler.

 

c) S’ajoute qu’en plus de cet aspect "aventure", vous allez être tenu en haleine pour obtenir "le meilleur score". Comme dans le mode hardcore de Diablo 2, votre personnage n’a qu’une seule vie. Le challenge consiste à progresser dans le donjon le plus loin possible en une seule fois. Et tout a été prévu pour ça car les sauvegardes sont soumises à une loi simple : on peut sauvegarder la partie pour reprendre le jeu, mais à chaque reprise la sauvegarde est détruite.
Finir le jeu n’est donc pas envisageable avant un long apprentissage. Les morts sont extrêmement nombreuses et très variées. À la fin (généralement à la mort du héro) vous allez figurer sur un tableau « des scores ». Et sur les forums du jeu, il est coutume de raconter comment votre personnage est mort ! Une nouvelle partie sera synonyme de nouveau personnage et de nouveau donjon, car les niveaux sont tous générés aléatoirement.

 

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Avouez que la tombe ça en jette non ? 

 

Conclusion.

 

Nethack est donc un ovni ludique qui se ballade de machines en machines depuis plus de 25 ans maintenant. C’est fou d’imaginer le nombre de joueurs qui sont passés par là et qui continueront encore à fouler le sol de cette immense donjon ! Ce jeu n’aura sans doute jamais d’arrêt. Il est d’ailleurs disponible sur un nombre incroyable de supports, même les plus récents (Iphone). Voilà l’exemple même du jeu fait par des passionnés pour des passionnés. Mes amis nous sommes bien loin de la logique du bénéfice à tout prix, et le résultat saute au yeux ! Sachant que c’est un freeware n’hésitez surtout pas à l’essayer si l‘aventure vous fait envie. Mais attention son prix se paie en investissement personnel...

 

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Le site officiel : http://www.nethack.org/

Note : ceux qui souhaitent une documentation en français sur les bases du jeu et ses commandes peuvent me contacter.

Par Retrogames - Publié dans : Dossiers & Articles
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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 12:58

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Vous êtes un jeune bambin et vous voilà dans LE magasin. Celui où votre chère maman vous emmène pour acheter un nouveau jeu vidéo ! Quel plaisir de regarder ces merveilleuses petites cartouches ! Le choix s’effectue en fonction de la jaquette arrière : Bon alors il est joli ou pas ce jeu ? Wouaa il a l’air pas mal celui là !! JE PRENDS !
Arrivé à la maison vous plongez ventre à terre vers votre VCS et insérez la cartouche les mains tremblantes. Le jeu se lance et là, c’est le drame : Mais pourquoi mes jeux n’ont-ils jamais la même couleur que sur la boîte ? Serait-ce de la publicité mensongère ? Et oui, je ne vous évoque pas le nombre d’enfants traumatisés, le nombre de divorces, toutes ces scolarités parties en lambeaux… Tout ça à cause d’un affichage à deux balles.

 

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Un cas d’école est sans doute le jeu Pitfall (image juste au dessus à droite) qui présente sur la jaquette une jolie forêt verdoyante. Une fois la console branchée le constat est saisissant : Les arbres sont bleux et le ciel rose. Mais bon sang qu’est-ce que ça veut bien dire ?

 

Aujourd’hui Retrogames lève le voile sur cette énigme qui a pourri votre existence des années durant. Installez vous confortablement, prenez un petit verre, respirez profondément : Si votre Atari est incapable de délivrer les vraies couleurs du jeu, c’est qu’elle est bien française : c’est-à-dire adaptée à la norme SECAM.

 

En effet, on compte trois modèle de VCS :

 

1. Le premier modèle est la console américaine NTSC. Cette console possède 128 couleurs.
2. Il y a ensuite la console PAL qui concerne un bonne partie de l’Europe. 104 couleurs pour ce modèle.
3. Il y a enfin la console SECAM : France et Russie notamment.

 

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La norme SECAM est française, et si ce standard de codage vidéo est très performant, il est aussi bien différent de la norme NTSC. Plutôt que de fabriquer une console spécialement prévue pour le SECAM, Atari « adapte » sa console à la tronçonneuse : l’Atari 2600 bien de chez nous n’a plus que 8 couleurs. Naturellement, en plus de devenir aveugle, la console est aussi amputée de ces deux jambes puisque le SECAM cumule l’avantage d’être en 50hz. Sympa non ?

 

Et bien voilà, la console française finit avec 16 fois moins de couleurs que son homologue US. Ils ne faut donc plus s’étonner de trouver l’ajustement des couleurs incompréhensible ou surréaliste. Et comme la console se branche directement sur l’entrée antenne de votre téléviseur, il n’est pas certain qu’en achetant une bécane US vous puissiez avoir une image à l’écran. La  solution de raison serait de vous procurer une Atari 7800, machine qui permet de lire les jeux 2600 avec leurs couleurs d’origine et qui se branche via péritel. Mais il faut bien le dire : c’est loin d’être une solution de puriste.

 

manuel

Par Retrogames - Publié dans : Dossiers & Articles
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